Fennec Jackal
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Les perspectives équivoques de Fennec Jackal

Sur pellicule ou depuis l’objectif de son téléphone portable, Fennec Jackal s’empare de ces instants qui composent la routine le jour ou la frénésie de nuits enchanteresses.

Après des années passées à déambuler aux côtés de performeurs adeptes de productions toujours plus fantasques et farfelues, Fennec Jackal a lui aussi eu envie d’embrasser une pratique déroutante. Son choix se porte alors en 2006 sur la photographie, en arpentant les rues de Paris, de Berlin ou à bord du métro. Il se saisit à la volée des visages de milliers d’inconnus – près de 3000, à l’aide de son téléphone portable. Faire mine d’enregistrer un appel, saisir en un instant le cadre à intégrer et les sujets. “Je regardais du coin de l’oeil, je bougeais l’appareil au niveau de l’oreille et hop ! Ca peut paraître hallucinant mais à l’époque personne ne se doutait de rien”, affirme-t-il. Quelques expositions anonymes dans des galeries berlinoises plus tard, il s’établit à Paris où il développe sa série du “Paris voyeur”, avant que l’une de ses amies italienne ne lui offre un toy camera. Il est alors temps d’expérimenter les possibilités, et de se mettre à l’argentique pour être “un peu plus pris au sérieux aussi parce que l’on prend assez rarement au sérieux les photographes qui cadrent à partir de l’oreille…”.

Embarquant sa toy camera et ses appareils photo Lomo, il sillonne les soirées et emporte son argentique pour les concerts – qu’il délaisse ces derniers temps, les salles toutes plus ou moins similaires ne laissant que peu de surprise – et les performances pour accrocher l’atmosphère du moment : “J’imagine qu’en concert, j’essaye de donner un aperçu de l’énergie telle que je la perçois, il y a une question de rendu de jeux scénique mais sûrement pas avec une approche pseudo objective/ journalistique”.

L’argentique devient le support idéal, même s’il s’essaye parfois au numérique. Le nombre d’exposition sur la pellicule étant limité, il est forcé d’opérer des choix et d’inventer, de “créer une collusion de moments différents, des collages d’éléments disjoints qui reconstruisent différents moments”. La surprise est le fer de lance de son travail où rien n’est retouché après la prise. Ces photos rebondissent sur l’instant, ce moment de flottement durant lequel les corps, les visages se dévouent tout entiers, parfois dans la torpeur.

De ces tirages se dégage un rapport à la lumière – qu’il aime saturée, au clair-obscur et à l’exposition unique. Fennec Jackal préfère le flash, la turbulence des couleurs et la superposition pour mettre en relief ses modèles qu’il ne fait quasiment jamais poser.

Dans la continuité de son activité de photographe, il réalise des travaux d’animation, dont la réalisation d’un clip pour le groupe Peine Perdue, composé à partir de photos en pose-longue et inspiré par les images peintes que l’on glissait dans les lanternes magiques du XIXème siècle.

 

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